Erreur médicale
Erreur de diagnostic, faute chirurgicale, défaut d’information : caractériser la faute et obtenir réparation.
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Erreur médicale, aléa thérapeutique, infection nosocomiale : faire reconnaître ce qui n’aurait pas dû arriver et obtenir la réparation intégrale de vos préjudices.
Un acte de soin qui tourne mal laisse rarement la vie intacte. Erreur de diagnostic, faute chirurgicale, défaut d’information, infection contractée à l’hôpital : la responsabilité médicale reconnaît au patient des droits précis. Maître Juliette Charpentier, avocat en droit de la santé à Lille, accompagne les victimes d’accident médical et leurs proches jusqu’à la réparation intégrale de leurs préjudices.
La loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades — dite loi Kouchner — a posé un cadre clair : le patient dispose d’un droit à l’information, d’un droit d’accès à son dossier médical et d’un droit à réparation. Elle a également créé un double dispositif d’indemnisation, selon que le dommage résulte d’une faute ou d’un aléa thérapeutique.
Cette distinction est fondamentale : en cas de faute, la réparation est supportée par l’assureur du professionnel ou de l’établissement de santé ; en cas d’aléa, c’est-à-dire d’un risque inhérent à l’acte, imprévisible et inévitable, l’ONIAM peut intervenir au titre de la solidarité nationale lorsque les conséquences atteignent un certain seuil de gravité. Identifier ce qui relève de l’un ou de l’autre conditionne toute la stratégie du dossier.
La responsabilité médicale recouvre des situations très différentes, qui n’obéissent pas aux mêmes règles de preuve.
Délais à surveiller
Les actions en matière médicale obéissent à des délais spécifiques — en principe dix ans à compter de la consolidation du dommage. Une consultation rapide évite la prescription.
Tout commence par le dossier médical. Vous disposez d’un droit d’accès à l’intégralité des pièces vous concernant : comptes rendus opératoires, feuilles de surveillance, résultats d’examens, courriers entre praticiens. La demande se formule auprès de l’établissement ou du praticien ; le cabinet vous aide à la rédiger, à en obtenir l’exécution et surtout à exploiter les pièces recueillies.
L’analyse de ces pièces se fait en collaboration avec des médecins experts indépendants, seuls à même de déceler un manquement aux règles de l’art, un retard fautif ou une surveillance défaillante, et d’objectiver précisément les séquelles. Un dossier bien construit dès le départ, c’est une indemnisation mieux défendue.
Deux voies coexistent. La commission de conciliation et d’indemnisation (CCI) offre une procédure gratuite et contradictoire, avec une expertise à la clé, mais elle n’est ouverte qu’au-delà d’un seuil de gravité fixé par les textes — apprécié notamment à partir du taux d’atteinte permanente à l’intégrité physique et psychique (AIPP), de la durée de l’arrêt temporaire des activités ou du retentissement professionnel.
Lorsque la CCI n’est pas compétente, lorsque son avis ne permet pas une juste indemnisation ou lorsque la stratégie l’impose, l’action est engagée devant le tribunal judiciaire — pour un praticien libéral ou un établissement privé — ou devant le tribunal administratif lorsqu’un établissement public de santé est en cause, avec demande d’expertise judiciaire. En appel, le dossier relève de la cour d’appel de Douai ou de la cour administrative d’appel compétente.
Une fois la responsabilité établie, l’évaluation suit la logique du dommage corporel : chaque poste de la nomenclature Dintilhac doit être identifié et chiffré. Dépenses de santé actuelles et futures, pertes de gains professionnels, incidence professionnelle, déficit fonctionnel temporaire et permanent, souffrances endurées, préjudice esthétique, préjudice d’agrément, assistance par tierce personne, adaptation du logement — sans oublier les préjudices des proches.
Une provision peut être sollicitée avant le règlement définitif, pour faire face aux dépenses les plus urgentes. Le cabinet mène la procédure à l’amiable lorsque c’est possible, et devant les juridictions civiles ou administratives lorsque c’est nécessaire.
Titulaire d’un Master en préjudice corporel et droit de la santé, Maître Juliette Charpentier reçoit au 28 Avenue du Peuple Belge à Lille et au 66 rue Sadi Carnot à Armentières, et intervient sur l’ensemble du territoire national, devant les juridictions civiles comme administratives. Les honoraires sont formalisés dès le premier rendez-vous ; la protection juridique et l’aide juridictionnelle peuvent être mobilisées.
Une démarche structurée, du premier rendez-vous à l’indemnisation.
Analyse de votre situation, des pièces disponibles et des démarches possibles. Vous repartez avec une vision claire de vos droits et de la stratégie à suivre.
Recueil des justificatifs médicaux, administratifs et financiers, déclarations auprès des organismes concernés et sécurisation des délais de prescription.
Préparation et assistance lors de l’expertise, si besoin avec un médecin-conseil de victimes, afin que chaque séquelle soit objectivée et prise en compte.
Chiffrage poste par poste selon la nomenclature Dintilhac (préjudices patrimoniaux et extrapatrimoniaux, temporaires et permanents).
Négociation de l’offre avec l’assureur ou l’organisme et, si elle reste insuffisante, action devant la juridiction compétente.
L’erreur médicale suppose un manquement aux règles de l’art : la réparation est supportée par l’assureur du professionnel ou de l’établissement. L’aléa thérapeutique est un risque inhérent à l’acte, imprévisible et inévitable : au-delà d’un certain seuil de gravité, l’indemnisation relève de l’ONIAM au titre de la solidarité nationale.
Vous disposez d’un droit d’accès à votre dossier ; la demande se formule auprès de l’établissement ou du praticien. Le cabinet peut vous aider à la rédiger et à exploiter les pièces obtenues avec un médecin expert indépendant.
La CCI est une voie amiable, gratuite et plus rapide, ouverte au-delà d’un seuil de gravité. Le tribunal s’impose lorsque la CCI n’est pas compétente ou lorsque son avis ne permet pas une juste indemnisation. Le choix se décide dossier par dossier.
En principe dix ans à compter de la consolidation du dommage, mais des délais particuliers peuvent s’appliquer selon la voie choisie et la nature de l’établissement. Une vérification individuelle est indispensable.
Erreur de diagnostic, faute chirurgicale, défaut d’information : caractériser la faute et obtenir réparation.
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Responsabilité de plein droit des établissements de santé et indemnisation des victimes.
Lire la pageLe cabinet analyse votre dossier médical et détermine avec vous la voie d’indemnisation la plus adaptée.