Erreur médicale
Erreur de diagnostic, faute chirurgicale, défaut d’information : caractériser la faute.
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Une infection contractée à l’hôpital ou en clinique engage, en principe, la responsabilité de l’établissement — sans que vous ayez à prouver une faute.
Une infection contractée à l’hôpital ou en clinique engage, en principe, la responsabilité de l’établissement — sans que vous ayez à prouver une faute. C’est l’un des régimes les plus protecteurs du droit de la santé, encore faut-il savoir le mobiliser.
Une infection est dite nosocomiale lorsqu’elle est contractée dans un établissement de santé et qu’elle n’était ni présente ni en incubation lors de l’admission. Causées par des bactéries parfois multirésistantes, transmises par le personnel, le matériel médical ou l’environnement, ces infections transforment une prise en charge ordinaire en épreuve médicale, humaine et judiciaire longue et épuisante.
Les formes les plus fréquentes concernent les infections du site opératoire, les infections urinaires liées à un sondage, les pneumopathies acquises sous ventilation et les infections sur cathéter. La date d’apparition des premiers signes par rapport à l’admission constitue un repère important, mais elle ne suffit pas : c’est le lien avec la prise en charge qui doit être caractérisé.
Les établissements de santé sont responsables de plein droit des infections nosocomiales contractées dans leurs locaux. La victime n’a pas à démontrer une faute : il lui suffit d’établir le caractère nosocomial de l’infection et son lien avec la prise en charge. Seule la preuve d’une cause étrangère peut exonérer l’établissement — ce qui, en pratique, est rarement rapporté.
Ce régime s’applique aux établissements, services et organismes de santé. Pour un professionnel exerçant à titre libéral, la responsabilité reste en revanche subordonnée à la démonstration d’une faute : la distinction mérite d’être vérifiée dès l’ouverture du dossier.
Bon à savoir
L’absence de faute à prouver ne dispense pas de constituer un dossier solide : la qualification de l’infection et l’évaluation des séquelles restent décisives.
Selon la gravité des séquelles, deux voies d’indemnisation s’ouvrent : la mise en cause de l’assureur de l’établissement, ou la saisine de l’ONIAM au titre de la solidarité nationale lorsque les conséquences les plus graves — atteinte permanente importante ou décès — sont réunies. La procédure devant la commission de conciliation et d’indemnisation (CCI) constitue souvent le cadre de cette instruction : elle est gratuite et contradictoire.
Je détermine avec vous la voie la plus adaptée et la plus efficace, en tenant compte du seuil de gravité, de la nature de l’établissement — privé ou public — et des délais applicables.
L’expertise doit établir le caractère nosocomial de l’infection, ses causes et l’ensemble de ses conséquences : prolongation d’hospitalisation, nouvelles interventions chirurgicales, traitements antibiotiques lourds, séquelles fonctionnelles, retentissement psychologique et professionnel.
Je vous assiste lors de cette expertise, en collaboration avec un médecin expert indépendant, pour que rien ne soit minimisé ni omis. Lorsque le rapport est incomplet ou minore vos séquelles, il peut être contesté.
Frais médicaux actuels et futurs, pertes de revenus, déficit fonctionnel temporaire et permanent, souffrances endurées, préjudice esthétique, assistance par tierce personne, incidence professionnelle : l’ensemble des postes de la nomenclature Dintilhac doit être évalué et défendu. Les proches peuvent également obtenir réparation de leurs préjudices propres.
La procédure peut être menée à l’amiable ou devant les juridictions civiles ou administratives selon la nature de l’établissement concerné. Le cabinet vous reçoit à Lille et à Armentières et intervient sur l’ensemble du territoire national.
Une démarche structurée, du premier rendez-vous à l’indemnisation.
Analyse de votre situation, des pièces disponibles et des démarches possibles. Vous repartez avec une vision claire de vos droits et de la stratégie à suivre.
Recueil des justificatifs médicaux, administratifs et financiers, déclarations auprès des organismes concernés et sécurisation des délais de prescription.
Préparation et assistance lors de l’expertise, si besoin avec un médecin-conseil de victimes, afin que chaque séquelle soit objectivée et prise en compte.
Chiffrage poste par poste selon la nomenclature Dintilhac (préjudices patrimoniaux et extrapatrimoniaux, temporaires et permanents).
Négociation de l’offre avec l’assureur ou l’organisme et, si elle reste insuffisante, action devant la juridiction compétente.
Non, en principe : la responsabilité de l’établissement est de plein droit. Il ne s’exonère qu’en prouvant une cause étrangère, ce qui est rarement admis.
Tous les postes de préjudice sont indemnisables : c’est l’ampleur des séquelles, objectivée à l’expertise, qui détermine le montant.
Cela dépend de la gravité des conséquences. En deçà du seuil légal, c’est l’assureur de l’établissement ; au-delà, l’ONIAM peut intervenir au titre de la solidarité nationale.
En général dix ans à compter de la consolidation du dommage, mais une vérification individuelle est nécessaire selon la nature de l’établissement et la voie choisie.
Erreur de diagnostic, faute chirurgicale, défaut d’information : caractériser la faute.
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Le cadre général : loi du 4 mars 2002, CCI, ONIAM et voies de recours.
Lire la pageLe cabinet analyse votre dossier médical et détermine la voie d’indemnisation la plus adaptée.