Dommage corporel
Le socle : réparation intégrale, nomenclature Dintilhac et voies d’indemnisation.
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Conducteur, passager, piéton ou cycliste : après un accident de la circulation, la loi vous reconnaît des droits que l’assureur ne met pas toujours spontanément en avant.
Conducteur, passager, piéton ou cycliste : après un accident de la circulation, la loi vous reconnaît des droits que l’assureur ne met pas toujours spontanément en avant. Maître Juliette Charpentier, avocat accident de la route à Lille, défend les victimes face aux compagnies d’assurance et devant les juridictions, pour obtenir la réparation intégrale de leur préjudice corporel.
La loi Badinter du 5 juillet 1985 protège les victimes d’accidents impliquant un véhicule terrestre à moteur. Elle a rompu avec la logique classique de la responsabilité : il n’est plus nécessaire de démontrer une faute du conducteur adverse pour être indemnisé. Il suffit, en principe, que le véhicule soit impliqué dans l’accident.
Ce régime s’applique aux accidents de la route au sens large : collision entre voitures, choc avec un deux-roues, renversement d’un piéton, accident impliquant un poids lourd, un bus ou un engin de chantier. Il concerne aussi bien les accidents graves que ceux dont les séquelles n’apparaissent que dans les semaines suivantes.
La situation de la victime au moment de l’accident commande l’étendue de ses droits.
Les proches de la victime peuvent, eux aussi, obtenir réparation de leurs préjudices propres — préjudice d’affection, frais engagés, bouleversement des conditions d’existence — en particulier en cas de blessures graves ou de décès.
Les premières semaines conditionnent souvent la suite du dossier. Quelques réflexes utiles :
Ne signez pas trop vite
Avant d’accepter une offre ou de signer un procès-verbal de transaction, faites-la analyser : une acceptation peut être définitive et vous priver d’une indemnisation complémentaire.
L’assureur du véhicule impliqué a l’obligation de formuler une offre d’indemnisation dans des délais encadrés par le code des assurances : une offre, au moins provisionnelle, dans les huit mois de l’accident, puis une offre définitive dans les cinq mois suivant la date à laquelle il est informé de la consolidation de votre état.
Mais cette proposition d’indemnisation repose sur une expertise que l’assureur a lui-même organisée, souvent avant consolidation, et quasi systématiquement sous-évaluée : postes de préjudice omis, taux minorés, besoin en aide humaine ignoré. Accepter trop vite, c’est risquer de passer à côté d’une partie de vos droits. La loi prévoit d’ailleurs un délai de rétractation de quinze jours après la signature d’une transaction — un signal clair sur l’importance de la décision.
Une décision d’assurance défavorable n’a rien de définitif. Refus de garantie, contestation de l’implication du véhicule, retenue d’une faute de conduite, offre manifestement insuffisante : chacune de ces positions peut être discutée.
S’agissant de l’expertise, il est possible de déposer des dires, de solliciter un complément d’expertise ou une contre-expertise, et surtout de saisir le juge pour obtenir la désignation d’un expert judiciaire : l’expertise est alors contradictoire et opposable à toutes les parties. Je travaille en collaboration avec des médecins experts indépendants et un ergothérapeute, pour que vos séquelles soient évaluées avec précision et que rien ne soit laissé de côté.
L’indemnisation va bien au-delà des frais médicaux. La nomenclature Dintilhac recense l’ensemble des préjudices indemnisables — liste non exhaustive — parmi lesquels : dépenses de santé actuelles et futures, frais divers, pertes de gains professionnels, incidence professionnelle, déficit fonctionnel temporaire et permanent, souffrances endurées, préjudice esthétique, préjudice d’agrément, préjudice sexuel, assistance par tierce personne permanente, adaptation du domicile et du véhicule, préjudices des proches.
Une provision peut être obtenue avant le règlement définitif, pour faire face aux dépenses urgentes lorsque les revenus s’effondrent. Mon objectif : qu’aucun poste ne soit oublié ou minoré.
L’absence de tiers identifié ou assuré n’est pas une impasse. Le FGAO, fonds de garantie des assurances obligatoires de dommages, peut intervenir lorsque l’auteur de l’accident a pris la fuite, n’a pas été identifié ou circulait sans assurance. Sa saisine obéit toutefois à des conditions et à des délais stricts — en principe trois ans à compter de l’accident — qu’il est impératif de sécuriser dès le départ.
Si vous êtes victime en tant que conducteur et que l’accident n’implique aucun tiers, la garantie du conducteur de votre propre contrat peut être mobilisée : ses plafonds et ses exclusions méritent d’être analysés de près, car son indemnisation est souvent moins favorable que la réparation intégrale de droit commun.
Un accident de la circulation survenu sur le trajet domicile-travail, ou pendant une mission, relève également de la législation sur les accidents du travail. Les deux régimes peuvent se combiner : prise en charge par la caisse primaire d’assurance maladie d’un côté, recours de droit commun contre le tiers responsable de l’autre. C’est une articulation technique, souvent source de droits supplémentaires ignorés.
Lorsque l’accident résulte d’une infraction — conduite sous l’emprise de l’alcool ou de stupéfiants, excès de vitesse caractérisé, délit de fuite, blessures involontaires —, une procédure pénale s’ouvre parallèlement. La victime peut s’y constituer partie civile pour accéder au dossier, être représentée à l’audience et demander réparation devant le tribunal correctionnel.
Le cabinet intervient également en droit pénal pour la personne poursuivie à la suite d’un accident de la route : la question du permis de conduire, des mesures conservatoires et des peines encourues se traite dès les premières heures de la procédure.
La voie amiable peut être adaptée : elle est plus rapide et évite l’aléa judiciaire. Mais lorsqu’elle ne l’est pas, je n’hésite pas à saisir la voie judiciaire et à demander la désignation d’un expert judiciaire — avec toutes les garanties que cela implique. Selon le dossier, l’action est portée devant le tribunal judiciaire ou la juridiction pénale, et, en cas de décision insatisfaisante, devant la cour d’appel de Douai.
En matière de dommage corporel, l’action se prescrit en principe par dix ans à compter de la consolidation. Mais d’autres délais, bien plus courts, peuvent s’appliquer : saisine du FGAO, délais de recours contre une décision, prescription de l’action publique en matière pénale. Mieux vaut consulter rapidement : certaines démarches et expertises se jouent dans les premières semaines.
Les honoraires sont expliqués et formalisés dès le premier rendez-vous, dans une convention écrite. Votre contrat d’assurance comporte fréquemment une protection juridique qui peut prendre en charge tout ou partie des frais, et l’aide juridictionnelle est possible selon vos ressources : le cabinet l’accepte et vous aide à constituer le dossier.
Maître Juliette Charpentier, avocate au Barreau de Lille, vous reçoit au 28 Avenue du Peuple Belge à Lille et au 66 rue Sadi Carnot à Armentières. Le cabinet accompagne les victimes d’accident de la route de toute la métropole lilloise — Lille, Roubaix, Tourcoing, Villeneuve-d’Ascq, Marcq-en-Barœul, Armentières — et intervient devant l’ensemble des juridictions françaises.
Une démarche structurée, du premier rendez-vous à l’indemnisation.
Analyse de votre situation, des pièces disponibles et des démarches possibles. Vous repartez avec une vision claire de vos droits et de la stratégie à suivre.
Recueil des justificatifs médicaux, administratifs et financiers, déclarations auprès des organismes concernés et sécurisation des délais de prescription.
Préparation et assistance lors de l’expertise, si besoin avec un médecin-conseil de victimes, afin que chaque séquelle soit objectivée et prise en compte.
Chiffrage poste par poste selon la nomenclature Dintilhac (préjudices patrimoniaux et extrapatrimoniaux, temporaires et permanents).
Négociation de l’offre avec l’assureur ou l’organisme et, si elle reste insuffisante, action devant la juridiction compétente.
Mieux vaut consulter rapidement, car certaines démarches et expertises se jouent dans les premières semaines. En matière de dommage corporel, le délai de prescription est en principe de dix ans à compter de la consolidation, mais d’autres délais peuvent s’appliquer : une analyse au cas par cas est indispensable.
Pas sans l’avoir fait vérifier. Une offre présentée avant consolidation ou sans assistance est souvent inférieure à ce que vous pourriez obtenir. L’avocat évalue l’écart et engage, si besoin, une contestation. La loi prévoit par ailleurs un délai de rétractation de quinze jours après la signature d’une transaction.
Pour une victime non conductrice, le droit à indemnisation est très largement protégé. Pour un conducteur, une faute peut réduire ou exclure l’indemnisation ; l’analyse des circonstances et du procès-verbal est alors essentielle.
Le FGAO peut intervenir lorsque l’auteur est inconnu, en fuite ou non assuré. Sa saisine obéit à des conditions et à des délais stricts, en principe trois ans à compter de l’accident : il faut agir sans attendre.
Refus de garantie, retenue d’une faute de conduite, offre insuffisante : chacune de ces positions peut être discutée, par des observations écrites, une contre-expertise ou une action judiciaire assortie d’une demande d’expertise judiciaire.
Les honoraires sont expliqués et formalisés dès le premier rendez-vous. Votre contrat d’assurance peut comporter une protection juridique, et l’aide juridictionnelle est possible selon vos ressources. Voir la page Honoraires.
Le socle : réparation intégrale, nomenclature Dintilhac et voies d’indemnisation.
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Faute inexcusable de l’employeur et indemnisation complémentaire devant le pôle social.
Lire la pageLe cabinet vous reçoit à Lille et à Armentières pour analyser votre dossier et l’offre de l’assureur.